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HISTOIRE DE LA LUTTE SUISSE Au Moyen-Age déjà...
Les origines de la lutte à la culotte remontent au 10e siècle, dans les zones alpines suisses. En 1215, le Duc Berchtold V de Zähringen, fondateur de la ville de Fribourg, participe sur la prairie d’Unspunnen à l’organisation d’une fête de jeux suisses, dont la lutte fait partie. Une autre trace de l’existence de la lutte suisse au Moyen-Age se trouve à la cathédrale de Lausanne; on voit deux lutteurs sur une gravure en bois qui date de la deuxième moitié du 13e siècle.
La lutte suisse a été popularisée par les bergers d’alpage et les paysans vers le 17e siècle. Ce sport leurs permettait de se détendre une fois le travail terminé. Malgré la popularisation de plus en plus importante, certains cantons alémaniques interdirent la pratique de ce sport par différentes lois et ordonnances. Le canton de Nidwald fut le plus strict en interdisant la lutte de 1682 à 1908, c’est-à-dire durant 226 ans. Mais cette interdiction ne fut pas respectée en tout temps par les bergers. | |  |
L'arrivée des gymnastes, en blanc
Il faut attendre le 19e siècle pour que ce qui était alors un passe-temps devienne un véritable sport national. Le premier manuel de lutte est rédigé par le Docteur Rudolf Schärer de Berne, qui initia alors les gymnastes à la lutte à la culotte. Ainsi la lutte suisse se développa sur le Plateau suisse et ce sport à l’origine alpestre prit une envergure nationale, au point même que les gymnastes, luttant en blanc, devinrent de sérieux rivaux pour les bergers vêtus de chemises et de pantalons foncés. A la suite de cette «nationalisation», la lutte gagna en technique et en finesse. D’ailleurs, la rivalité entre les gymnastes et les bergers existe encore aujourd’hui. Il s’agit toutefois d’une saine rivalité qui fait de la lutte un des sports les plus fair-play qui soit. |
Une association fédérale pour cinq régions
La fondation de l’Association fédérale de lutte suisse (AFLS ou ESV en allemand) remonte à 1895. L’association regroupe plusieurs disciplines sous sa bannière. La lutte suisse bien entendu, mais également le hornuss, sport assez populaire de l’autre côté de la Sarine mais plutôt méconnu en suisse romande, ainsi que les chants traditionnels de yodle, et le célèbre lancé de la pierre. Le président de l’association porte le titre d’Obmann.
L’Association fédérale est divisé en cinq associations régionales. Les deux premières sont l’Association de la Suisse centrale (regroupant les cantons d’Obwald, Nidwald, Uri, Schwytz, Lucerne et Zug) et celle du Nord-Ouest (Soleure, Argovie, Bâle-Ville et Bâle-Campagne). Ces deux associations furent fondées en 1893. En 1896, l’association du Nord-Est fut créée (Glaris, Thurgovie, St.-Gall, Appenzell, Schaffhouse, Zürich et Grisons). La quatrième association vit jour en 1901. Sa particularité est qu’elle n’est composée que du canton de Berne, qui est lui même subdivisé en six parties (Mittelland, Oberland, Emmental, Oberaargau, Seeland et Jura Bernois). La cinquième et dernière association est l’Association romande, fondée en 1904. Elle est divisé en six associations cantonales (Fribourg, Neuchâtel, Genève, Vaud, Valais et Jura) |
 | | La bannière de l'Association fédérale de lutte suisse. |
Naissance de l'Association fribourgeoise
L’Association fribourgeoise de lutte suisse (AFLS) a vu le jour le 18 novembre 1921. Elle fête cette année ses 90 ans et compte actuellement 9 clubs:
- La Haute-Sarine, fondé en 1924
- La Gruyère, fondé en 1924
- Estavayer-le-Lac, fondé en 1952
- La Singine, fondé en 1957
- La Veveyse, fondé en 2004
Il est à noter que le Club de la Veveyse est issu de la fusion des clubs de Châtel-St-Denis (fondation originale en 1932) et de la Basse-Veveyse (fondation originale en 1949). |
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